Sakura Wars – Entre belles romances et méchas rouillés !

Sixième épisode et véritable revival d’une saga de JRPG méconnu en Europe, Sakura Wars est un jeu plaisant et intéressant grâce a ses personnages, sa réalisation et son OST. Mais niveau action, c’est la déception qui prime…

Je dois le confesser : je ne connaissais la saga de jeu vidéo Sakura Taisen que de nom, et encore vraiment de très loin ! Je n’ai jamais touché a un jeu de la licence, et c’est assez normal puisque c’est une saga qui n’a jamais vraiment percé hors des frontières du Japon. Même si là-bas, il y a eu plusieurs produits dérivés et spin-off qui prouve le succès de Sakura Taisen, et de ses jeunes femmes pilotes de méchas qui doivent sauver le monde tout en tombant amoureuse !

Et ce nouvel épisode, le premier en 15 ans quand même, est enfin sorti sur Playstation 4 exclusivement en avril dernier ! Un nouveau jeu que j’attendais pas mal, par curiosité et convaincu par les images et trailers promotionnels. Après une bonne trentaine d’heures, je suis bien convaincu sur un aspect, mais franchement déçu sur l’autre. Vous verrez plus clairement de quoi je parle, ne vous en faites pas.

Sakura Wars raconte l’arrivée de Seijuro Kamamiya, un militaire qui est muté à la tête de la Brigade des Fleurs, un groupe de jeunes femmes qui pilotent les méchas servant à combattre la menace des démons. Les cinq jeunes femmes sont des combattantes mais aussi des comédiennes. Elles vivent et jouent au sein du Théâtre Impérial de Tokyo, mais disons que le niveau et le succès n’est pas au rendez-vous… Avec notamment son amie d’enfance Sakura Amamiya, Seijuro va devoir remettre sur pied le théâtre impérial tout en faisant face aux autres Brigades du monde entier et a une nouvelle menace démoniaque qui pourrait bien être un visage bien connu !

Comme le montre son synopsis, Sakura Wars est un jeu à deux facettes : d’une part, c’est un jeu de drague proche d’un visual novel ou l’on va vivre une tonne d’aventures et de passion avec chacune des cinq filles de la Brigade des Fleurs, les découvrir et essayer d’être le plus gentleman (ou pas d’ailleurs) pour les charmer et découvrir de belles romances. Et de l’autre côté, un jeu d’action ou l’on contrôle les méchas dans des niveaux très linéaires et ou l’on affronte des vagues de démons (ou aussi les méchas des brigades rivales) jusqu’au boss. Le hic, c’est que son premier aspect est une belle réussite ; son deuxième aspect n’est pas a la hauteur.

Malgré son histoire très simple ou l’on voit venir les révélations depuis l’autre bout de Ginza, Sakura Wars repose avant tout sur la qualité de ses personnages et de ses dialogues, comme un Dragon Quest ! Sakura, Claris, Hatsuho, Azami et Anastasia : chacune d’elle est un profil différent que l’on a envie de connaitre un peu mieux. Arrivant à alterner habilement entre les moments comiques et les moments émouvants, la relation avec chacune des combattantes se vit pleinement, et c’est encore plus intéressant que l’intrigue centrale. Même si cette intrigue principale est bien mixé avec l’aspect jeu de drague. J’ai ri, j’ai été touché, j’ai été conquis par ces personnages que je ne connaissais pas, et je suis content d’avoir passer ces heures auprès d’eux et elles (et il faut reconnaitre le super travail des doubleuses et doubleurs, quand même).

Mais pour que ces heures et heures de séquences de discussions à choix soient passionnantes, il a fallu aussi le travail brillant sur la musique, la réalisation et le chara-design. Et sur ce dernier point, c’est un nom prestigieux qui est aux manettes : Tite Kubo, l’auteur de Bleach ! Son travail, adapté au mode jeu vidéo, est très plaisant. Chaque personnage et lieu a un thème bien marqué et qui lui colle parfaitement bien, on reconnait immédiatement et chaleureusement les premières notes. Et même si on est loin d’un démentiel FFVII Remake (qui restera surement le must de 2020), la réalisation se sert habilement de l’excellente OST et de l’univers coloré et chatoyant de ce Tokyo steampunk du XIXè siècle, et qui donne envie d’y vivre. Clairement, on est dans le haut du panier des jeux aux graphismes « animés ».

Après, a la fin de chaque chapitre, on a droit a une partie action : on pénètre dans le monde des ténèbres avec Seijuro et une des cinq filles (pas au choix, il faut refaire les missions dans le Comba-Tank) et affronter les démons et faire gaffe aux chutes. Pourquoi les chutes, même si elle ne font aucun dégât ? Parce que, que ce soit la maniabilité compliquée et trop rigide ou le manque d’option et de personnalisation, cet aspect action ne semble pas avoir été la priorité des équipes de chez Sega. Aucune compétence à améliorer, aucune personnalisation des méchas, c’est un peu léger quand même…

Pour un jeu de 2020, le gameplay fait vraiment daté, encore plus daté qu’un Dynasty Warriors qui ne s’est pas renouvelé depuis longtemps. Et pourtant j’aime beaucoup le genre du Musou depuis tout petit. Je sais que ce côté beat’em all n’était pas le style de gameplay des précédents épisodes (plus jeu de stratégie à la Valkyria Chronicle), et il faut rester clément pour une première fois… Peut-être que dans un futur septième épisode de la saga, le beat’em all sera plus travaillé que dans ce Sakura Wars.

Même s’il n’est pas a la pleine hauteur de mes espérances, Sakura Wars est quand même un jeu qui m’a plu, un super visual novel avec des personnages extrêmement attachants, des relations qui nous impliquent pleinement, un aspect visuel charmant et une OST de grande qualité (certains morceaux sont dans mon portable actuellement d’ailleurs). Mais il faut définitivement amélioré la partie action, parce que c’est trop léger et trop daté pour être vraiment appréciable, et c’est bien dommage.

Ma note totalement subjective : 6,5/10 !

Le jeu Sakura Wars est disponible exclusivement sur Playstation 4. L’adaptation animé est disponible en intégrale sur Wakanim.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s