My Teen Romantic Comedy SNAFU S1/S2 – Douces illusions de la jeunesse

A l’occasion du début de la troisième et dernière saison, je me suis dit qu’il était temps que je revois les deux premières saisons pour me remettre dans le bain ! Et je me dis que, parfois, j’ai quand même de bonnes idées.

My Teen Romantic Comedy SNAFU (ou Oregairu, et dans tout l’article, je vais dire Oregairu, c’est plus simple), c’est un animé que j’ai vu il y a quelques années déjà. J’en avais un très bon souvenir globale, avec notamment ce triangle amoureux, ses personnages secondaires et sa vision des rapports humains qui m’avaient beaucoup marqué à l’époque. C’était franchement différent de pas mal d’animés du même genre, sans forcément être une révolution non plus.

Et quand j’ai appris qu’une troisième saison allait adapter les derniers tomes du light novel, j’ai été positivement surpris et il était nécessaire de se refaire ces deux premières saisons pour pouvoir pleinement savourer cette conclusion qui promet d’être aussi émouvante que plaisante. Des larmes seront versées, des vérités seront dites, des décisions seront prises, et à la fin, peut-être qu’on verra cette fameuse authenticité…

Oregairu, c’est l’histoire de trois lycéens, trois personnes qui se posent des questions et qui ont un rapport particulier aux autres : Hikigaya Hachiman, un garçon distant et cynique qui a du mal avec les autres mais n’est pas si antipathique que ça (ce que l’on verra durant toutes les saisons) ; Yukino Yukinoshita, une petite génie très froide et sarcastique qui est la seule membre du club d’assistance du lycée ; et Yuigahama Yui, une fille pétillante et joyeuse, mais qui cache un mal-être et un problème a s’imposer face aux autres. À eux trois, ils vont former le club d’assistance qui va venir en aide a tous les élèves qui viennent faire une requête.

Et dans la première saison, c’est avant tout une découverte des personnages, de leurs problèmes. A chaque épisode, on découvre un nouveau personnage secondaire qui va demander l’aide du trio pour se confronter a son souci. Et petit à petit, sous nos yeux, ça va former cette bande de jeunes en plein développement qui ne sont pas faits pour s’entendre ou même ne s’aiment pas sans le cacher, mais vont quand même passer beaucoup de temps ensemble et s’aider les uns les autres.

Mais globalement, la saison 1 m’a plus donné une impression d’être une pure comédie romantique, bien plus légère que la suivante. Et attention, je trouve ça très bien pour poser les bases, le côté plus joyeux et positif par le visuel et même par le côté un épisode/une histoire. Que ce soit le gimmick sur la beauté indécente de Totsuka qui est le seul a briser la carapace d’Hachiman (ça m’a rappelé Steins;Gate, avec Okabe et Ruka), le chuunibyo de Zaimokuza ou encore le fanatisme BL d’Ebina, j’ai vraiment trouvé cette première partie plus amusante, même si tout ce qui fait le charme d’Oregairu est déjà là : la vision crue et cruelle des rapports humains, et les réponses positives qui provoquent l’espoir (souvent aux dépends d’Hachiman), et ces récits de vies qui sonnent toujours juste.

Mais, Oregairu met vraiment les pieds dans le plat quand on lance le premier épisode de la saison 2 !

En 2015, deux ans après la diffusion de sa prédécesseure, le studio Brain’s Base et son staff laisse donc la place au studio Feel (qui sera là pour les deux saisons suivantes). Ce changement d’équipe va amener une toute nouvelle direction artistique et surtout un tout nouveau chara-design qui a changé pas mal de choses. Je vais dire une phrase que je déteste : c’est la saison de la maturité (je déteste cette expression autant que « Le Japon, entre Tradition et Modernité »).

Dans cette nouvelle saison, les carapaces se brisent avec fracas, et particulièrement celles de nos trois protagonistes principaux. Rien que dans les premiers épisodes, c’est déjà plus dur avec encore une fois, le sacrifice d’Hachiman pour empêcher de briser ce groupe d’amis dont il n’est même pas si proche. Hachiman se dévoile vraiment comme un gentil, mais un gentil qui ne sait pas aider d’une autre manière qu’en jouant le rôle du méchant. Et ça amènera a un clash nécessaire dans le trio amoureux.

Des clashs nécessaires, il y en a plusieurs dans cette saison. Avec surtout les révélations des personnages d’Hayama, le héros lumineux qui ne supporte pas la lumière (et qui a une vraie confrontation forte avec Hachiman), d’Haruno, cette grande soeur qui arrive a frapper là ou ça fait mal avec un charme froid et ravageur, et la petite favorite de beaucoup de monde, l’idol espiègle et calculatrice : Isshiki Iroha ! Ce personnage secondaire joue un rôle essentiel dans cette saison 2, elle attire Hachiman à elle et se dévoile au coeur du super arc sur l’organisation de la fête (avec cette parodie de start-up nation assez marrante, une critique non-dissimulé du blabla marketing qui ne mène à rien).

Après 13 épisodes plus intenses, plus percutants et qui m’a visuellement plus accroché, Oregairu arrive à un point culminant, le trio ne peut plus se cacher les choses : les sentiments sont trop forts, il faut parler, et cette libération est le début de leurs « climax »

Et donc, ça y est, on y est (comme dirait Patrick Sebastien, référence TRÈS a l’ancienne et pas a sa place). Oregairu saison 3, sous-titré Climax en français. 13 épisodes pour terminer avec brio cette formidable romance/slice of life qui sent la sincérité, l’émotion et l’envie de vrai et qui donne envie de rechercher cette authenticité comme une chimère utopique…

Je ne peux que conseiller à tout le monde de regarder Oregairu, parce que même si vous n’aimez pas les romcom au lycée, cet animé n’est pas comme les autres, il n’est pas forcément LA meilleure romcom mais il a un ton, une façon de voir les choses différemment. Plus cruel, plus touchante et étrangement plus optimiste…

Mes notes totalement subjectives : 7,5/10 (saison 1), 8,5/10 (saison 2).

L’intégrale des deux premières saisons de My Teen Romantic Comedy SNAFU est disponible sur ADN, et la saison 3 est actuellement diffusé en simulcast aussi sur ADN. Le manga est disponible chez Ototo et le light novel chez Ofelbe.

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